

Tous les Calédoniens ont une maison à Paris
De larges saignées rouges et béantes s’étirant parfois jusqu’à la mer marquent à jamais la silhouette imposante des montagnes calédoniennes, comme autant de stigmates de cette épopée des temps passés et à venir… Le nickel coule de la chaîne et des massifs, il coule aussi dans les veines des Calédoniens et fait battre leur coeur. Il fait partie de leur vie, de leur histoire et de leur destin…
Hier, au coeur d’une véritable et frénétique ruée vers l’or, en partie à l’origine de notre diversité culturelle, «L’or Vert» porte aujourd’hui de nouveau défis : il constitue un rempart à la crise mondiale quil s’étend et qui semble, pour l’heure, préserver encore la Nouvelle-Calédonie…
Il est surtout la clef du «rééquilibrage» et du partage des richesses issus des Accords de Matignon puis de Nouméa et porte en lui les précieux ferments du destin Commun.
Joël Viratelle
Directeur de la Maison de la Nouvelle-Calédonie
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Profondément inscrit dans le paysage et ancré dans le coeur des Calédoniens, le nickel est beaucoup plus qu’un minerai. Quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du pays ont été écrites sous son influence. À la sueur de leur front, les ouvriers ont arraché au sous-sol son précieux trésor et construit, en bord de mer et à flancs de montagnes, des villages aujourd’hui désertés. Des mineurs audacieux ont bâti des fortunes et assis les fondements d’une industrie qui fait la réputation mondiale du territoire. Originaires des quatre coins du monde ils ont, ensemble, édifié une société pluriculturelle.
En ce début de XXIe siècle, le roi Nick a étendu son emprise à tout l’archipel, à la ville comme en brousse. Plus que jamais, il fait rêver le «Caillou». Espoirs de développement, mais aussi d’une autonomie fondée sur des richesses naturelles partagées entre tous.
RESSOURCES OU RÉSERVES ?
Les ressources minérales désignent les tonnages et les teneurs calculés par des géologues à partir de données géoscientifiques. Ces ressources sont mesurées grâce aux travaux d’exploration et de sondages. Les réserves minières sont constituées d’amas minéralisés jugés exploitables tant au niveau technique qu’économique. La Nouvelle-Calédonie possède environ 25% des ressources mondiales de nickel, mais elle ne détient que 9% des réserves planétaires, au même niveau que l’Indonésie et l’Afrique du Sud.
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UN PEU D’HISTOIRE
NAISSANCE D’UN PAYS MINIER
L’histoire de la Nouvelle-Calédonie se confond avec celle du nickel. Lorsqu’il découvre, en 1774, cette terre qui lui rappelle son Écosse natale, James Cook pressent déjà la présence de richesses souterraines. L’un des membres de son expédition, John Foster, sait qu’Axel Frederik Cronstedt a trouvé, trois ans auparavant en Suède, un sulfure de nickel. Il observe le sol et note, dans son carnet de voyage, que «l’île recèle les veines métalliques les plus riches». Mais ce n’est qu’en 1864 que l’ingénieur Jules Garnier repère véritablement du silicate de nickel dans le sud-ouest de la Grande Terre.
L’exploitation des premiers filons se fait au pic ou à la pince. Les ouvriers cassent au marteau les morceaux de roches, dont ils ne récupèrent que les parties les plus riches. Ils trient à la main les échantillons les plus intéressants, qui sont transportés à dos d’homme ou à cheval. En attendant’installation progressive d’outils mécaniques, des systèmes de va-et-vient par câbles à deux bennes, des wagonnets ou des convoyeurs à bandes conduisent le minerai sur des minéraliers à voile. Les premières locomotives à vapeur du pays servirent d’ailleurs à l’exploitation du minerai.
Jusqu’en 1877, il n’existe pas de métallurgie spécifique pour ces minerais oxydés, mal valorisés dans les usines d’Amérique, d’Europe ou d’Australie.
Mais les ingénieurs ne baissent pas les bras et, le 10 décembre 1877, la première fonderie de nickel du territoire est inaugurée à la Pointe Chaleix, à Nouméa.
PÉNURIE DE MAIN-D’OEUVRE
Pour assurer l’exploitation des mines, les propriétaires ont besoin d’une main d’oeuvre qui n’existe pas en Nouvelle-Calédonie. Les colons français sont trop rares, ou trop chers, pour une activité qui nécessite de nombreux bras. Quant aux Kanaks, ils déplorent cette exploitation du sous-sol, l’une des demeures des ancêtres, et sont encore peu intéressés par les paiements en numéraire. Il faut donc en chercher à l’extérieur du pays. Pendant un siècle, des milliers d’ouvriers venus d’Asie, d’Europe et de Polynésie sont employés sur les mines. Les forçats, prêtés par l’administration pénitentiaire, puis les engagés volontaires d’Asie, permettent aux sociétés minières de se développer. La colonie comptera jusqu’à 14535 engagés asiatiques en 1923, c’est-à-dire trois mineurs sur quatre, qui vivent dans des conditions extrêmement pénibles. Ce n’est qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, que disparaissent tous les contrats d’engagés. La mécanisation de l’exploitation permet de diminuer le nombre des mineurs tout en augmentant la production.
Par les importants mouvements migratoires qu’elle a engendrés, l’industrie minière est en grande partie à l’origine de la riche diversité ethnique de la population calédonienne.
QUAND LE NICKEL FAIT BOOM
Depuis le XIXe siècle, le nickel fait et défait les fortunes calédoniennes. La découverte de « l’or vert» déclenche dès 1875 une véritable ruée sur le minerai. De nombreux colons abandonnent leur exploitation agricole pour se lancer à la découverte de nouveaux gisements. À cette époque, on compte déjà 68 concessions minières et 47 sont en instance d’attribution. La plupart d’entre eux échoueront faute de moyens, mais certains marqueront l’histoire de leur empreinte.
L’entreprenant John Higginson (1839-1905) utilise la fortune faite dans le commerce pour financer les mines et l’usine électrométallurgique de Tao, qui voit le jour cinq ans après sa mort. Louis Ballande (1817-1882) fonde la société du Chalandage pour drainer la production minière vers les quais de Nouméa.
En 1909, le groupe familial, originaire de Bordeaux, crée la société des Hauts-Fourneaux qui construit sa propre fonderie à Nouméa. Lucien Bernheim (1856-1917), originaire d’Alsace, découvre le gisement du Kopeto. Il fonde en 1902 la société Le Chrome, qui exploite le gisement de Tiébaghi, et fait don à la ville de Nouméa de 100000 francs pour la création d’une bibliothèque. Henri Lafleur (1902-1974) s’intéresse au chrome avant de se constituer un puissant domaine composé de sept centres miniers. Il devient sénateur de la Nouvelle-Calédonie en 1947.
LES FOLLES ANNÉES SOIXANTE
Entre 1963 et 1972, la Nouvelle-Calédonie connaît une prospérité exceptionnelle liée à l’explosion de la demande en nickel due à une forte croissanceéconomique des pays industrialisés et à la guerre du Vietnam. Une grève de quatre mois chez le canadien Inco, deuxième producteur mondial, place la Nouvelle-Calédonie sur le devant de la scène. Le Japon et les États-Unis sont ses premiers clients et, entre 1965 et 1971, la production passe de 2,5 à 7,7 millions de tonnes de minerai. Mais dès 1972, les cours du nickel s’effondrent. En un an, la production des petits mineurs est divisée par deux. L’année suivante, le choc pétrolier, la dévaluation du dollar et la concurrence des Philippines et de l’Indonésie mettent un terme à des années de folle prospérité. Le boom a entraîné de profonds bouleversements dans le pays. Quelque 35000 immigrants sont venus sur le territoire. Certains sont repartis, mais la plupart font souche. En raison d’une appréhension différente du travail et d’un manque de formation, tous les Kanaks n’ont pas toujours profité du boum comme les Européens.
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UNE ÎLE MÉTALLIFÈRE
DEUX TYPES DE MINERAIS POUR DEUX TECHNOLOGIES
Le nickel est présent dans les minerais sulfurés, qui représentent 20% des réserves mondiales et sont exploités en mines souterraines, et les minerais oxydés, que l’on trouve en Nouvelle-Calédonie, mais aussi en Russie, en Amérique du Sud, en République dominicaine, à Cuba, en Indonésie, aux Philippines et en Australie. Les minerais oxydés sont exploités en carrières à ciel ouvert.
En Nouvelle-Calédonie, la latérite est une terre de couleur rouge brique résultant de l’altération d’une roche contenant du fer. Les latérites ont une faible teneur en nickel (moins de 2%), mais l’immensité de l’étendue des surfaces disponibles fait qu’elles sont considérées comme l’avenir de cette industrie.
Pour extraire le nickel et le cobalt des latérites, les industriels mettent en oeuvre un procédé hydrométallurgique.
Il s’agit d’un traitement chimique effectué dans un milieu à haute température et sous pression. L’attaque peut être réalisée à l’ammoniaque ou à l’acide sulfurique. L’usine de Goro Nickel fonctionnera par lixiviation à l’acide sous pression. Les saprolites, appelées garniérites en Nouvelle-Calédonie en hommage à l’ingénieur Jules Garnier qui en avait découvert une forme particulière, sont issues de la décomposition partielle de la roche-mère, la périodite. Elles se trouvent sous les latérites et sont beaucoup plus riches en minerai (teneur comprise entre 2,5 et 3 %). Pour obtenir du nickel, le minerai est successivement broyé, pré-séché, calciné et réduit par fusion dans des fours électriques de grande puissance.
DU CHROME, DU COBALT, DU FER…
La Nouvelle-Calédonie est connue pour l’importance de ses ressources en nickel, mais avant de se focaliser sur le minerai vert, les prospecteurs ont trouvé de l’or, du cuivre, du chrome, du cobalt, du fer, du charbon et du manganèse. C’est dans l’extrême nord de la Grande Terre, à Pouébo, que l’on remarque pour la première fois, en 1863, de l’or. La plus importante découverte est faite en 1871, à quelques kilomètres de là, à Ouégoa. Le gisement de Fern Hill, exploité de 1871 à 1878, a produit 213 kilos d’or.
Dans la vallée du Diahot, on découvre également, en 1873, du cuivre pour lequel ont été édifiés des unités de fusion à Pam, Dilah et Tao. Au total, la production de cuivre dans le Nord a atteint environ 9000 tonnes métal. A l’aube du XXe siècle, les prospecteurs mettent au jour des traces de chrome dans le sud, sur la côte Est, et surtout au nord de Koumac, à Thiébaghi. La production débute, en 1902, à ciel ouvert, pour se poursuivre en mines souterraines et ne cesser qu’en 1990, à l’épuisement total du gisement. La mine de Tiébaghi a produit en tout 2,7 millions de tonnes de chromite très riche.
Le cobalt, utilisé pour les alliages et les aciers spéciaux, est associé au nickel dans les latérites des massifs miniers. Il a été exploité par les cobalteurs entre 1876 et 1910, puis de 1914 à 1925. Jusqu'en 1905, la Nouvelle-Calédonie a assuré la quasi-totalité de la production mondiale. Outre le nickel, l’usine hydrométallurgique de Goro extraira du cobalt, un sous-produit actuellement valorisé quatre fois plus que le nickel.
LA SLN, UNE ENTREPRISE AU COEUR DU PAYS
Nul ne peut ignorer, en entrant dans Nouméa, l’usine métallurgique de Doniambo dont les fours tournent jour et nuit. Son imposante silhouette illustre son poids dans l’économie locale. Longtemps seule unité industrielle du Caillou, l’usine de Doniambo, est le fleuron de la SLN, premier employeur privé et détenteur de 75% de l’ensemble des réserves minières du territoire.
L’histoire commence le 10 mai 1880 lorsque Jules Garnier, Henry Marbeau et John Higginson s’associent pour fonder la Société Le Nickel. À partir de la mine de Thio essentiellement, l’usine de la pointe Chaleix produit 4000 tonnes de mattes* de 1880 à 1885.
À partir de 1891, suite aux crises du nickel et à la concurrence du minerai canadien, le minerai est exporté à l’état brut vers la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. La SLN expédie alors la totalité de sa production en Europe. La petite bourgade de Thio, sur la côte Est, devient son principal centre d’exploitation. Jusqu’en 1910, la société calédonienne est le premier producteur mondial de nickel.
En 1930, la SLN et la Société Ballande mettent en commun leurs exploitations et, pour rationaliser les productions, elles concentrent l’activité métallurgique sur un seul site: Doniambo.
Après la Seconde Guerre mondiale, la SLN généralise la mécanisation des moyens d’exploitation, de triage et d’évacuation de minerai. Elle décide d’augmenter la production de son usine et construit un nouveau barrage pour les besoins de sa centrale électrique.
En 1994, elle est intégrée dans le groupe Eramet, qui est privatisé en 1999. Un an plus tard, les trois provinces calédoniennes entrent dans le capital de la SLN, dont elles détiennent 34%, et dans celui d’Eramet. La maîtrise du sous-sol prend forme.
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DES PROJETS GIGANTESQUES
Depuis 2002, le territoire connaît une nouvelle période faste grâce à l’envolée des cours du nickel due à l’explosion de la demande de métal en provenance de la Chine et de l’Inde. Mais cette fois, la donne a fondamentalement changé, il n’est plus question de laisser toute la plus-value échapper au territoire.
La Nouvelle-Calédonie se dote de nouvelles unités métallurgiques: l’usine de Goro Nickel dans le Sud et l’usine du Koniambo dans le Nord.
AU NORD ET AU SUD, DES USINES SORTENT DE TERRE
Un siècle après son installation sur le territoire, en 1902, le géant minier canadien Inco, depuis racheté par le brésilien Vale, lance la construction d’une usine hydrométallurgique dans l’extrême sud de la Grande Terre. L’unité, d’une capacité de 60000 tonnes de nickel et 5000 tonnes de cobalt, est une révolution technologique dans le monde du nickel. Son impact dans la région est immense: plus de 3000 emplois locaux (directs et indirects) seront créés en période de fonctionnement et son impact sur le Produit Intérieur Brut (PIB) est estimé à 10%.
La signature, en 1988, des Accords de Matignon, favorise l’entrée des indépendantistes Kanaks dans le monde fermé des mineurs.
L’acquisition, auprès du député Jacques Lafleur, de la Société Minière du Sud Pacifique (SMSP) est une première étape, suivie, dix ans plus tard, d’un autre geste fort :
la promesse d’un richissime massif minier, le Koniambo, si une usine métallurgique est construite dans le Nord peu développé.
Associée au groupe suisse Xstrata, la SMSP a lancé les travaux de construction début 2008 pour une entrée en production prévue en 2012.
Tout comme l’installation de l’usine Doniambo à Nouméa avait, en son temps, suscité la construction de quartiers aujourd’hui très peuplés, l’implantation
de l’usine du Nord permettra de doubler la population d’une zone de la côte Ouest quasi désertique.
Fait notable et inédit en Nouvelle-Calédonie, la SMSP a exigé, et obtenu de son partenaire, une participation de 51% dans le capital de la future usine.
À QUOI SERT LE NICKEL?
L’essentiel de la production mondiale de nickel (60%) intervient dans la fabrication d’aciers inoxydables, utilisés dans de nombreux secteurs de l’économie
comme la chimie, les appareils ménagers (résistances électriques chauffantes), l’automobile ou bien encore le bâtiment et les alliages pour l’aéronautique.
Très peu utilisé à l’état pur, le nickel intervient dans la composition de quelque 3000 alliages. Les nouvelles technologies laissent espérer un bel avenir, notamment avec le développement des voitures électriques qui se rechargent au moyen de batteries nickel-cadmium.
Le métal permet également de renforcer les caractéristiques de sécurité des pièces de monnaie. Il est utilisé à de très faibles concentrations respectivement 11,3 % et 9,1%) dans les pièces de un et deux euros.
REVÉGÉTALISATION ET TOURISME, UNE NOUVELLE VIE COMMENCE
La Nouvelle-Calédonie se caractérise par une grande diversité botanique et un niveau d’endémisme exceptionnel. À ce jour, on a recensé quelque 2200 espèces végétales, dont un peu plus de 80% sont endémiques aux terrains miniers. Cent vingt années d’exploitation minière à ciel ouvert ont laissé dans le paysage de larges plaies béantes et rougeâtres, détruisant la beauté des paysages, polluant les rivières, les captages et le lagon, multipliant les risques d’éboulement et de glissement de terrains.
L’exploitation du minerai de nickel implique le décapage de centaines d’hectares de forêt et de savane. Longtemps considérée comme inhérente à l’activité
minière, indispensable au développement, la dégradation du milieu n’a vraiment préoccupé les populations et les autorités qu’au début des années 1970, au sortir du boum du nickel.
Le premier essai connu de revégétalisation sur mine date de 1971. Depuis, les trois principales sociétés minières du pays ont développé leurs propres pépinières et engagé de vastes programmes destinés à contrôler l’érosion, reconstituer les paysages et restaurer la végétation initiale.
La pépinière de Goro Nickel a une capacité de production d’un million de plants à partir de graines récoltées dans le maquis minier.
TIÉBAGHI REVIT POUR LES TOURISTES
Le petit village de Tiébaghi, haut perché dans la montagne, a connu des heures d’intense activité au cours de la première moitié du XXe siècle. Isolés du reste de la Grande Terre, les ouvriers et leurs familles vivent à proximité de la plus grande et la plus riche mine de chrome au monde. On accède au village à pied ou à cheval, le matériel est acheminé en pièces détachées à dos de mulet. Sur place aucun confort, pas de distraction, à peine une dizaines de maisons pour loger les ingénieurs. Il faut patienter jusqu’en 1943 pour qu’une route soit ouverte jusqu’au pied du massif.
Outre les bâtiments directement liés à la mine (ateliers de réparation, dock pour le matériel), on construit une école, une infirmerie, une boulangerie et même une chapelle vietnamienne.
Tiébaghi a compté jusqu’à 2000 habitants avant que le sous-sol ne s’épuise et que l’essentiel du village soit fermé en 1964. L’Association pour la sauvegarde
du patrimoine minier et historique du Nord Calédonien (ASPHNC) s’est mobilisée pour faire revivre une partie du village, classé patrimoine calédonien en 2001. L’ancien dispensaire est devenu musée, la chapelle vietnamienne, la centrale électrique et la boulangerie ont été restaurées. Il est désormais possible de visiter le site et certaines installations techniques de la mine.
Pour tous renseignements, contacter l’ASPHNC au (687) 42 49 13.
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UN TEXTE D'ANNE PITOISET
ANNE PITOISET est journaliste. Spécialiste des questions d'économie et des matières premières, elle suit depuis 2000 les bouleversements socio-culturels induits par les projets métallurgiques en cours dans l'archipel. Elle est notamment l'auteure du livre Nouvelle-Calédonie, Horizons pacifiques, publié aux éditions Autrement.
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POUR EN SAVOIR
PLUS QUELQUES OUVRAGES
La Mine en Nouvelle-Calédonie,
ouvrage collectif sous la direction de Yann Bencivengo,
coll. 101 mots, éditions Île de Lumière,
Nouméa
Le Nickel, Jean-Marc Estournès,
coll. Découvertes calédoniennes,
éditions Planète Mémo, Nouméa
Le Vert
bande dessinée, tomes 1 et 2,
Teg et Seb,
édition Teg & Seb, Nouméa
Itinéraire d’un enfant de Thio ou le Défi calédonien,
Georges Chatenay,
éditions Globasia
Pour une histoire des mines de Nouvelle-Calédonie,
Deux Documents historiques,
Société d’études historiques de Nouvelle-Calédonie, n° 56
Du caillou au nickel, contribution à l’archéologie industrielle de la province Sud,
ouvrage collectif sous la direction de Frédéric Angleviel,
Centre de Documentation Pédagogique,
collection Université
Terre de fer et de jade.
De la baie du Prony ... à l'île Ouen
Luc Chevalier
éditions du Cagou, 1996
DES SITES INTERNET
www.goronickel.nc
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