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Tous les Calédoniens ont une maison à Paris

>>LE CLIMAT DE LA NOUVELLE-CALEDONIE

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La Nouvelle-Calédonie jouit d’un climat tropical, par sa position en latitude (entre le 20e et le 23e ° Sud), et océanique, par le rôle adoucissant du Pacifique et des alizés, un vent relativement constant et humide soufflant de l’est. Cette influence explique que les températures moyennes sont de l’ordre de 23° C au niveau de la mer et que les valeurs extrêmes n’excèdent les 35° C ou ne descendent sous les 15° C que très rarement durant l’année. Celle-ci peut être schématiquement partagée en trois : - une saison chaude et humide, de janvier à mars, durant l’été austral, qui est marquée par de fortes précipitations mais aussi par des périodes de très beau temps. Entre le tiers et la moitié des précipitations tombent au cours de ces trois mois ; - une saison fraîche, de juin à mi-septembre, au cœur de l’hiver austral, caractérisée, en plus des températures inférieures à la moyenne, par des « coups d’Ouest », avec des perturbations d’origine polaire atteignant la Nouvelle-Calédonie et donnant de la pluie et des vents d’ouest, à l’opposé des vents dominants ; - une saison sèche, de mi-septembre à fin novembre, avec des températures qui remontent et des précipitations qui sont très faibles. Les limites entre ces trois saisons étant fluctuantes, des périodes de transition peuvent être mises en évidence, tels les mois d’avril, mai ou décembre.

Les phénomènes paroxystiques que sont les cyclones se produisent presque exclusivement durant la saison chaude et humide, de janvier à mars. Quelques-uns sont restés gravés dans la mémoire des Néo-Calédoniens, comme Colleen en 1969 et, plus récemment, Béti (1996), Franck (1999) ou Erica (2003). La vulnérabilité des populations a toutefois diminué par un système d’alerte efficace et des constructions pouvant supporter des vents violents.

En dépit de totaux pluviométriques qui paraissent élevés à l’aune de ceux des régions tempérées (1 072 mm/an à Nouméa, soit 1 072 litres/m2/an, contre 630 mm à Paris ou à Lille et 570 mm à Marseille), l’ensoleillement est tout à fait satisfaisant, avec annuellement plus de 2 500 heures de soleil, c’est-à dire à peine en-dessous du littoral méditerranéen (2 900 heures à Toulon, 2 750 heures à Nice, 2 550 à Perpignan).

Le climat néo-calédonien n’est toutefois pas homogène. A l’instar du régime des pluies dans le temps, leur distribution spatiale révèle un net contraste entre la côte orientale et la côte occidentale de la Grande-Terre. Cette opposition est à mettre au crédit des alizés soufflant dans un secteur compris entre l’est-nord-est et le sud-est. La côte orientale, dite « côte au vent », reçoit les masses d’air chaudes et humides qui, en s’élevant au contact de la chaîne centrale, particulièrement vigoureuse et proche de ce littoral, précipitent. Passé la crête, l’air redescend sec et chaud sur la côte occidentale, dite « côte sous le vent ». Ainsi, les pluies sont grossièrement deux fois plus abondantes sur la côte au vent que sur la côte sous le vent et les paysages végétaux sont très différents

Jean-Christophe GAY (Université de Nice-Sophia Antipolis)